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Biographie d'Yannick NOAH

Yannick Noah (né le 18 mai 1960 à Sedan, Ardennes) est un joueur de tennis français victorieux en 1983 à Roland-Garros. Il se reconvertit en entraineur après sa carrière de joueur et mène depuis 2000 une carrière de chanteur populaire amorcée dès 1990 avec la chanson Saga Africa.

Natif de Sedan où son père, Zacharie Noah (Camerounais) évolue comme joueur de football professionnel. Son grand-père maternel, Marcel Perrier, célébrité littéraire locale, a publié une demi-douzaine de recueils de poèmes. Sa mère est enseignante.

Lorsqu'il a 3 ans, la famille de Yannick s’installe à Yaoundé, la capitale du Cameroun où il découvre rapidement le tennis. C'est là qu'il se fait remarquer par Arthur Ashe, premier joueur noir à remporter un tournoi du Grand Chelem, qui lui offre une raquette.

Père de cinq enfants, Yannick Noah intègre le Panthéon du tennis (Tennis Hall of Fame de Newport) le 11 janvier 2005.

Yannick Noah vit à Feucherolles, dans les Yvelines, avec sa famille.

Joakim Noah, un de ses fils, est, en 2007, un des espoirs du basket-ball américain.

Joueur athlétique et spectaculaire, le jeune Yannick Noah se lance dans une carrière professionnelle en 1977. Il remporte alors le Tournoi de Wimbledon Juniors un an après avoir été battu en demi-finale de l'Orange Bowl cadet par Casio Motta. La même année, il est battu en finale de l'Orange Bowl junior par son grand rival avec qui il a grandi, Ivan Lendl. En 1978, il remporte ses premiers titres à Manille et Calcutta et dispute aussi l'Open de Johannesburg en pleine époque d'apartheid. Beaucoup de spectateurs blancs quittent la tribune à la venue de Noah, seuls restent les spectateurs noirs parqués dans un coin bondé. Il est aussi exceptionnellement admis à l'hôtel, mais un homme se tient en permanence devant sa porte.

En 1980, il provoque un scandale juste avant l'US Open en déclarant dans Rock'n Folk que les champions de tennis se droguent.

C'est sur la terre battue de Roland-Garros qu'il obtient ses premières performances notables. Huitième de finaliste à 20 ans en 1980 (abandon contre Jimmy Connors), il atteint les quarts de finale en 1981 (après avoir battu Guillermo Vilas il perd contre Victor Pecci) puis en 1982 (défaite contre Vilas).

Cette même année 1982, il entre pour la première fois dans le top 10 mondial en gagnant 4 titres et il conduit également l'Équipe de France de Coupe Davis en finale contre les États-Unis, après des combats mémorables en 5 sets contre Guillermo Vilas, Ivan Lendl ou John McEnroe. La finale à Grenoble, durant les fêtes de Thanksgiving, sera très instructive pour Noah : il ne cessera de penser que la France était là juste pour participer, pas pour gagner. La préparation ne fut que mentale, pas physique.

Cette année, il bat également un Borg démobilisé et en fin de carrière (à peine 26 ans), à Monte-Carlo, qu'il a entendu siffloter aux changements de côté.

Autre victoire marquante, il gagne La Quinta avec ses premières raquettes moyen-tamis contre Lendl, mettant fin à une série de 44 victoires consécutives du champion tchèque.

Le pic de sa carrière sera l'année 1983 avec 3 victoires en tournoi, dont Roland-Garros le 5 juin 1983. À cette occasion, il bat son vieux rival Ivan Lendl en quart de finale et Mats Wilander, tenant du titre en finale (6/2 7/5 7/6). La balle de match gagnée, il se précipite en larmes dans les bras de son père, pour ce qui restera l'une des plus belles images de victoire, tout sport confondu.

Après un échec douloureux face à Orantes à Monte-Carlo, Noah travaille assidûment avec Hagelauer en vue de Roland-Garros, et la préparation sera remarquable avec un Noah très offensif. On dit toujours que les attaquants ne peuvent gagner Roland-Garros qu'au filet, et Noah l'a démontré. Il ne pouvait vaincre Lendl et Wilander qu'au filet et il l'a fait, une présence phénoménale. Il est le seul à avoir battu Lendl et Wilander à Roland-Garros. Pour couronner le succès, son sponsor Hitachi lui offre le premier laser-portable. Déjà, vers 1977, il avait reçu un des premiers walk-man du monde des mains de M. Sony à Tokyo. Après l'arrivée du walk-man en France, concordant avec l'arrivée de la publicité à la télévision, l'idée d'une publicité sur le walk-man verra le jour en France, avec Noah et le fameux slogan « ne vous étonnez pas si vous voyez Noah marcher dans la rue ».

Malheureusement les blessures morales et physiques vont se succéder. Sitôt après son titre, il est suspendu 3 mois pour avoir boudé la Coupe des Nations à Düsseldorf. Son année 1984 sera gâchée par une pubalgie, malgré une autre victoire en tournoi du Grand Chelem, mais en double, avec Henri Leconte à Roland-Garros. En simple, il s'incline face à Wilander en 5 sets, visiblement marqué par une pression qu'il n'a pas su gérer, ayant son titre à défendre. Physiquement, il a semblé avoir un peu perdu de sa superbe.

Yannick décide de s'installer à New-York, où naissent ses deux premiers enfants Joakim Simon et Yelena.

En 1985, il remonte au classement grâce à 3 victoires en tournoi et un quart de finale à Flushing-Meadows, battu par Lendl. Il gagne notamment à Rome alors qu'il était redescendu à la 20e place, suite à des échecs répétés. Rome signe son retour, ce qui n'est sans rappeler la saison 1983, mais après un match très dur contre Clerc, Leconte le bat à Roland-Garros au terme de 5 sets superbes. Noah sera d'ailleurs très aigri par cette défaite. Leconte a visiblement appliqué la même méthode que Noah, en jouant son jeu sur terre-battue, en montant à la volée. Certains pensent qu'a partir de 1985, le jeu de Noah, notamment en revers, ne sera plus vraiment adapté a l'entrée du tennis dans l'ère contemporaine super-professionnelle et surpuissante. Au début des années 1980, les nouveaux matériels (raquette en carbone, moyen-tamis), les coachs, les préparations intenses avec préparateur physique font leur apparition ainsi que les avalanches d'aces, et vont s'intensifier, et il semble que ceci va petit à petit porter un rude coup a certains joueurs tels McEnroe ou Noah au profit des jeunes joueurs surpuissants (Becker, Edberg, Lendl, Cash, Sampras, Agassi).

Toujours en 1985, il passe complètement à côté du match de barrage contre la Yougoslavie à Belgrade, il perd nettement ses deux matches et la France se retrouve en seconde division. À nouveau l'échec sera très instructif et il déclarera : « j'avais mal au genou, je n'aimais pas l'ambiance dans l'équipe, jamais je n'aurais du jouer, et comme j'ai de l'influence sur le groupe, tout le monde coule. À l'époque, nous les joueurs, nous faisions ce qu'on voulait, on était arrivé au dernier moment et on avait fait n'importe quoi. » À nouveau, comme en 1982 et la finale à Grenoble, on sent un manque déplorable de professionnalisme et de rigueur dans la préparation qui ne sera plus de mise lors de la finale de 1991 à Lyon, voir ci-dessous. Là, le groupe sera superbement cimenté et uni autour du capitaine, préparé pour gagner et bien à l'avance avec chaque joueur pouvant s'épanouir et ou les égos n'existaient pas, chose essentielle dans une discipline collective, même si l'équipe tourne peut-être autour d'un ou deux joueurs cadres comme c'est le cas au football ou au rugby. Chacun doit participer à la victoire d'une manière ou d'une autre sinon un conflit est possible qui pourrait tout compromettre.

En 1986, il fait partie des favoris à Roland-Garros mais une blessure au tendon l'oblige à déclarer forfait en huitièmes de finale. C'est néanmoins cette année-la qu'il obtient son meilleur classement (troisième), grâce a une finale à Monte-Carlo, une demi-finale à Rome et une victoire à Forest Hills. À Rome il est battu par Lendl, les deux joueurs ont d'ailleurs une sévère explication au filet, Noah reprochant à Lendl de lui avoir volontairement tiré une balle dessus. Lendl s'impose finalement au tie-break du dernier set dans une ambiance tendue.

Les années suivantes il ne brillera qu'épisodiquement en Grand Chelem (quart de finale à Roland-Garros en 1987, battu par Mats Wilander) mais remporte quelques victoires de prestige : Carlsson à Roland-Garros, Nystrom au premier open de Lyon.

On pense que le déclin est amorcé, mais Noah décide de se séparer de son entraineur de toujours Patrice Hagelauer, pour travailler avec l'ancien joueur américain Dennis Ralston, ancien coach d'Arthur Ashe. Cette collaboration lui permet d'atteindre les quarts de finale à Flushing-Meadows en 1989 (battu par Boris Becker) et de réaliser un très prometteur début d'année 1990. Il gagne à Sydney après avoir battu Ivan Lendl et ne s'arrête qu'en demi-finale à l'Open d'Australie (tournoi au cours duquel il bat un jeune prometteur du nom de Pete Sampras avant de perdre contre Lendl suite à un ennui personnel).

Malheureusement, cela ne sera qu'un feu de paille. Noah enchaîne les défaites au premier tour.

Il stoppe sa carrière de joueur en 1991 (473 victoires pour 208 défaites), mais effectue en 1995 et 1996 un rapide retour sur les courts de l'ATP.

Il se reconvertit alors en capitaine de l'Équipe de France de Coupe Davis. Les résultats ne se font pas attendre. La France qui n'avait pas gagné depuis 59 ans gagne le trophée en 1991. En finale à Lyon, il réussit à transcender Guy Forget et Henri Leconte qui prennent le dessus sur les États-Unis de Pete Sampras, André Agassi, Ken Flach et Robert Seguso.

Il récidive en 1996 avec d'autres joueurs, Cédric Pioline, Guillaume Raoux, Guy Forget et Arnaud Boetsch, lequel donne la victoire à la France après un match héroïque en finale contre le suédois Niklas Kulti (3 balles de match sauvées).

Mentionnons également, cette même année 1996, son rôle déterminant auprès des footballeurs professionnels du Paris-Saint-Germain. Il fut alors appelé en renfort pour motiver cette équipe, qui finalement remporta la coupe d'Europe des vainqueurs de coupe. Enfin en 1997 il connait également le succès dans le tennis féminin puisqu'il mène les filles de l’équipe de France à la victoire en Fed Cup.

Parallèlement, il se tourne en 1990 vers sa seconde passion : la musique. Sa première chanson Saga Africa devient le tube de l'été 1991. Sa carrière a pris depuis 2000 un grand tournant, le succès est au rendez-vous dès son troisième album écrit par Erick Benzi et Robert Goldman. Les tournées et les Olympia se sont succédées depuis. Yannick reprend sur disque comme sur scène des chansons de Bob Marley et de ses amis de Téléphone.

Source : Wikipedia

                            

 

           

                 

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